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Agriculture  
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|  Le FROMAGE |  AGRICULTURE, les mutations |  LE RENOUVEAU DU CHEVAL BRETON | 

Le FROMAGE
Si le moulin est l’un des symboles des Pays-Bas, comme le Gouda et l’Edam, à Kervoën, dans le jardin de Loïc Le Coënt, il est l’emblème de la tomme au lait cru baptisée « Ker-Coënt ».
Un fâcheux concours de circonstances, en l’occurrence une panne de machine agricole, a permis à Loïc de lier connaissance avec Jean Thomas, diplômé d’Etat en fromagerie, détenteur du secret de la fabrication d’une tomme à base de lait de vache.
Loïc, qui cherche à diversifier sa production laitière, a saisi l’occasion de s’initier à la fabrication du fromage fermier. Méticuleux, attentif aux moindres détails, il a construit son laboratoire à côté de la laiterie, sa cave d’affinage et s’est équipé du matériel adéquat, tout en inox.
Suite à un apprentissage rigoureux avec Jean, Loïc travaille désormais seul quatre jours dans la semaine, utilisant 250 litres de lait pour fabriquer 16 meules par jour.
Loïc Le Coënt dans sa fromagerie.


Le laboratoire des services sanitaires lui fournit régulièrement un résultat d’analyse bactériologique alimentaire (D.L.C.) qui certifie la qualité de son fromage et sa durée de conservation de sept semaines à température ambiante.

L’excellent « Ker-Coënt » peut être servi en plateau de fromage ou être utilisé pour les raclettes, tartiflettes, garniture de pizzas.
Il est vendu à l’unité ou à la coupe le vendredi et le samedi après midi sur le lieu de production.
Vous profiterez par la même occasion de la bonne humeur légendaire de Loïc.

La crêperie de l’enclos à Pleyben vient d’ajouter une nouvelle crêpe à sa carte, la Ker-Coënt servie avec un confit de poivrons.
 
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AGRICULTURE, les mutations
50 ANS DE MUTATIONS PERMANENTES
Difficile de retracer en quelques lignes ces cinquante années si riches en changement.
Les atouts et le dynamisme l’ont emporté sur les contraintes et handicaps naturels (morcellement des parcelles et réseau routier à la traîne).
Cette révolution ne s’est pas faite en douceur et a été jalonnée de crises à répétitions dans beaucoup de productions écartant à chaque fois quelques-uns. Ceux qui ont traversé toutes ces embûches ont le sentiment de ne pas avoir bénéficié pleinement des gains pour les efforts consentis.
Un phénomène récent, la crise de la vache folle en 1996 et récidive en 2000, laissera des traces pour longtemps car c’est le début d’un manque de reconnaissance voire de rejet du métier d’agriculteur par la société via les médias.
La protection de l’environnement ne pourra se faire qu’avec des agriculteurs à la tête d’exploitations économiquement viables, capables d’investir.
Henri Jaffré, agriculteur en 1952
Réduire systématiquement la production agricole au nom de l’environnement ne fera qu’appauvrir et démobiliser les agriculteurs, si ce n’est déjà fait, éloignant pour longtemps une reconquête de la qualité de l’eau.
Des méthodes modernes agronomiques techniques permettent de maintenir les volumes.
Pour le traitement des effluents d’élevage, toutes les techniques individuelles, collectives ou semi-collectives doivent être encouragées et développées.
Ce sont des enjeux professionnels importants.
La pérennité des entreprises agricoles en dépend.
Il faut espérer que nos jeunes agriculteurs soient le plus nombreux possible à relever ce nouveau challenge.
André JAFFRE.
2002, ramassage des rouleaux de paille
 
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LE RENOUVEAU DU CHEVAL BRETON
Au moment où l’avenir du cheval lourd breton semble incertain, avec la diminution du nombre d’étalons achetés par les haras nationaux, plusieurs Landeleausiens se sont lancés avec passion dans l’élevage de traits et de postiers.
Depuis quelques années, on voit de nouveau des superbes chevaux chez Patrice Le Bras, Alain Jinq, Cathy Conan et sa sœur Sylvie Guillemot. Tous participent aux concours départementaux de pouliches et poulinières bretonnes et consacrent leur temps libre à soigner leurs animaux.
Patrice Le Bras nous raconte comment lui est venu ce goût qu’il est fier d’avoir transmis à ses deux enfants, Gaël et Manon.
« Vers l’âge de 13-14 ans, j’accompagnais mon oncle Yves Diraison à tous les concours.
Il y avait les concours agricoles communaux annuels pour les bovins, ovins, cochons, chevaux et un grand souvenir, le concours du cheval breton du Sud-Finistère, organisé en 1974 à Landeleau, route de Penfoul chez Joël Com. 148 pouliches et poulinières y participaient.
Pour chaque concours, François Jeffroy emmenait les chevaux dans son petit camion et Yves Jaffré tressait les queues et les crinières. Ma passion, je la dois aussi aux autres pionniers de Landeleau,
à cette époque Germain Claustre, Louis Corbel, sans oublier Madeleine Penannec’h et son fils Joseph. »
Yves Diraison vers 1973 au milieu de ses chevaux.
Mimosa des Prés, présentée par Patrice Le Bras, a fini deuxième au concours départemental de Châteauneuf-du-Faou en juillet 2002.
Après la Seconde Guerre mondiale, il n’y avait plus de chevaux lourds que chez quelques irréductibles, Louis Corbel et Louis Le Roy, le grand-père de Patrice. Puis Yves Jaffré a eu les premiers étalons à Kerviou. Ses juments sont allées deux fois à Paris. Il y eut ensuite Roger Madec, Joseph Corbel, Germain Claustre, Yves Diraison, Guillaume Sizun, Guillaume Le Bras…
Couvreur et plâtrier, Patrice Le Bras ne pensait pas posséder un jour des chevaux.
C’est son ami et collègue Christian Jaouen, éleveur à Spézet, qui a ravivé ses souvenirs en lui racontant les concours du week-end. Patrice s’est lancé sur les terres de Penfoul.
Laissons sa fille Manon, sept ans, atteinte de la même passion, nous raconter cette aventure:Voir la page de Manon>
dernière mise à jour
2017-06-27
 Mairie de Landeleau 29530 Landeleau  commune-de-landeleau@wanadoo.fr visites
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